Pourquoi la gestion de l’offre fonctionne-t-elle pour les Canadiens?

Les Canadiens sont satisfaits de la diversité, de la qualité et du prix des produits laitiers

Dans un sondage de la firme Abacus datant du 25 avril 2017, les Canadiens ont réitéré leur support et leur satisfaction à l’égard des produits laitiers canadiens. En effet, 92 % d’entre eux ont indiqué être heureux de la variété et de la qualité des produits laitiers offerts au Canada. L’étude n’a pas été réalisée à la demande des Producteurs laitiers du Canada ou d’une organisation affiliée, et les questions n’ont pas été fournies aux organisations laitières avant la publication des résultats.

Elle soutient les collectivités

Les producteurs obtiennent un juste prix pour leur lait, permettant à leur famille de toucher un revenu comparable à celui des autres familles canadiennes, sans dépendre de subventions gouvernementales. Ils réinvestissent 90 % de leurs revenus agricoles dans leur ferme. Ces investissements locaux contribuent à l'économie de partout au pays.

Elle maintient de prix stables

L’indice des prix du lait et des produits laitiers a augmenté un peu moins que l’indice des prix à la consommation au Canada au cours des 30 dernières années. Le prix moyen que paient les consommateurs pour leur lait au Canada est semblable à celui de la Chine, de la Nouvelle-Zélande, de l’Europe et de nombreux états des États-Unis. Il y a quelques années, la crise alimentaire mondiale (de 2009) a entraîné une hausse rapide et importante des prix de détail de divers pays du monde. Il y a environ 3 ans, les producteurs laitiers de partout dans le monde ont vu leur prix à la ferme plonger puis augmenter pendant quelque temps, mais au cours des dernières années, les prix sont demeurés suffisamment bas pour inquiéter mêmes les producteurs les plus efficaces. En revanche, lors de la dernière décennie, les prix à la ferme et au détail du Canada sont demeurés beaucoup plus stables.

Elle ne requiert pas de subventions du gouvernement

Les Européens et les Américains paient leur lait deux fois – une fois au magasin et une autre par le biais des subventions. Aux États-Unis, ce sont environ 4 milliards de dollars par année qui sont versés au secteur laitier. Au Canada, les producteurs laitiers ne dépendent pas de subventions gouvernementales. Ceux et celles qui suggèrent de modifier le système canadien de gestion de l’offre n’ont jamais répondu à la question suivante : « Préféreriez-vous un système pour lequel les contribuables paieraient chaque année des centaines de millions de dollars ensuite versés aux producteurs laitiers, sans garantie de prix de détail plus bas? » Nous ne privilégions pas cette approche et préférons plutôt continuer de tirer nos revenus directement du marché.

Les prix de détail du monde entier sont comparables

La proportion du revenu que les Canadiens consacrent à l’achat de nourriture – et de produits laitiers – a baissé au fil dans ans. Selon l’étude de Nielsen sur les produits en magasin, le prix moyen du fromage Cheddar au Canada en 2017 est de 13,98 $/kg, contre 14,81 $/kg aux États-Unis. Le prix du beurre au Canada est de 9,34 $/kg, alors qu’il est vendu en moyenne 10,77 $/kg aux États-Unis. Le prix du lait et d’autres produits dans les magasins varie d’une région et d’un magasin à l’autre. Il en coûte entre 4 $ et 6 $ pour 4 litres de lait au Canada. (Les données de Nielsen révèlent une moyenne pondérée de 1,50 $ le litre pour tout le lait vendu) Aux États-Unis, les consommateurs paient environ 1,12 $ le litre (1,64 $ s’ils ne vendaient que du lait étiqueté comme sans STBr), en Chine 2,58 $, en Nouvelle-Zélande 1,83 $ et en Australie, 1,57 $.

Elle permet l’importation de produits

Les détracteurs de la gestion de l’offre prétendent qu’elle ferme la porte aux importations. C’est tout simplement faux! En fait, de 8 % à 10 % des produits laitiers disponibles au Canada sont importés, et ce, en franchise de droits! L’Union européenne, dont la production de produits laitiers est fortement subventionnée, en exporte 10 fois plus au Canada qu’elle en importe, bien qu’elle compte plus de 500 millions de consommateurs. Le volume de fromages importés d’Europe est en augmentation, alors que l’Accord économique et commercial global, ratifié en 2016 est graduellement mis en œuvre. Divers produits laitiers seront également importés en provenance des 10 autres pays faisant partie de l’accord du PTPGP récemment signé. La balance commerciale entre le Canada et les États-Unis est de 5 :1. Cela signifie que le Canada importe 5 fois plus de produits laitiers des États-Unis qu’il y en exporte.

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