Mythes et Réalités

Mythe 1 :

La gestion de l’offre nuit aux consommateurs.

Réalité :

Les prix de détail des produits laitiers canadiens sont comparables aux prix d’autres pays. Les Canadiens dépensent moins sur les produits laitiers – lle pourcentage de leur revenu alloué aux produits laitiers a baissé, passant de 1,2 % en 1990 à 0,97 % en 2016.

En fait, les consommateurs canadiens achètent leurs aliments à bon prix. En moyenne, les ménages allouent environ 10% de leur revenu à la nourriture et à l’alcool, un des pourcentages les plus bas au monde. Le 9 février 2018, les Canadiens avaient gagné suffisamment d’argent pour s’alimenter toute l’année, faisant du Royaume-Uni, du Canada et des États-Unis les trois pays où les aliments sont les plus abordables.

La plus récente comparaison des prix à l'échelle internationale (52 semaines se terminant en octobre 2017) révèle que les consommateurs obtiennent un prix avantageux dans les magasins canadiens. En effet, ils paient (sur la base de la moyenne pondérée tenant compte des habitudes d'achat) environ 1,50 $ pour un litre de lait frais, ce qui est comparable à ce que l'on observe en Nouvelle-Zélande (1,83 $), en France (1,77 $), aux États-Unis (1,12 $) et en Allemagne (1,23 $), mais moins élevé qu'en Chine, où les consommateurs paient 2,58 $ le litre. De plus, puisque tout le lait canadien ne contient pas d'hormone de croissance artificielle STbr (ce qui n'est pas le cas aux États-Unis), il est pertinent de comparer des pommes avec des pommes : le prix moyen pour du lait sans STbr aux États-Unis pour la même période a été de 1,64 $.


Mythe 2 :

Le prix du lait est plus élevé que d’autres breuvages.

Réalité :

Lorsqu’on le compare à d’autres breuvages, le lait est une valeur sûre : il est le breuvage nutritif le moins cher offert aux consommateurs, en plus de contenir jusqu’à 16 nutriments essentiels! (AC Nielsen – données de 2017)


Mythe 3 :

Si le Canada éliminait la gestion de l’offre, le prix des produits laitiers baisserait.

Réalité :

Lorsque le Royaume-Uni et l’Australie ont déréglementé leur industrie laitière, le prix à la ferme a diminué, mais les prix de détail ont augmenté. Dans les capitales d’Australie, par exemple, le prix du lait a augmenté de 27 cents le litre durant les 3 années suivant la déréglementation, alors qu’il n’avait augmenté que de 3 cents le litre durant les 3 années précédant cette déréglementation, selon les chiffres de l’Australian Bureau of Statistics.

De plus, en Nouvelle-Zélande, pays le plus compétitif en matière de production laitière, les prix du lait en magasin sont comparables aux nôtres.


Mythe 4 :

Les consommateurs canadiens souhaitent la fin de la gestion de l’offre.

Réalité :

Les consommateurs canadiens sont avisés et reconnaissent que les produits de qualité ne sont pas toujours les moins chers. Dans un sondage de la firme Abacus datant du 25 avril 2017, les Canadiens ont réitéré leur support et leur satisfaction à l’égard de la qualité des produits laitiers canadiens. Un autre sondage mené par Canadian Business en 2013 a permis de conclure que 81 % des Canadiens souhaitaient conserver la gestion de l’offre, et que 58 % d’entre eux seraient prêts à payer leurs produits laitiers et leur volaille plus cher, s’ils le devaient, pour assurer la survie des entreprises laitières et avicoles canadiennes.


Mythe 5 :

Le Canada bloque les importations de produits laitiers.

Réalité :

Contrairement à d’autres pays, le Canada ne ferme pas la porte aux importations de produits laitiers et de fromage. En fait, on estime que de 8 % à 10 % des produits laitiers disponibles ici sont importés en franchise de droits. Voilà l’un des engagements du Canada envers l’OMC.

L’Union européenne (UE) a demandé un accès additionnel au marché canadien dans le cadre de l’AECG et l’a obtenu. Lorsque l’accord sera pleinement mis en oeuvre, plus de 18 500 tonnes de fromage seront importées d’Europe. Cela signifie que plus de 9 % du fromage consommé au Canada sera importé en franchise, comparativement à 5 % avant cet accord. L’UE, de son côté, importe présentement un volume modeste de produits laitiers canadiens, bien que son marché soit environ 15 fois plus important que celui du Canada.


Mythe 6 :

La gestion de l’offre empêche le Canada de signer des accords de libre-échange.

Réalité :

Tous les pays ont des secteurs sensibles qu’ils souhaitent protéger. Depuis 1994, le Canada a négocié 13 accords commerciaux avec 53 pays tout en maintenant la gestion de l’offre. Ces accords incluent notamment l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), dont font partie le Canada et 10 autres pays, et qui permet un accès accru au marché asiatique. Bien que la gestion de l’offre ait fait partie des nombreux enjeux abordés à la table des négociations, elle n’a fait obstacle à la conclusion d’aucun de ces accords.

Récemment, le Canada s’est engagé à participer aux négociations en vue d'un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur, tout en prenant part au cycle de renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), toujours en cours.


Mythe 7 :

Éliminer la gestion de l’offre mènerait au libre-échange.

Réalité :

Éliminer la gestion de l’offre au Canada ne découragerait pas les gouvernements étrangers de subventionner leurs secteurs agricoles internes. En fait, les subventions à la ferme représentent un pilier des systèmes politiques des États-Unis et de l’Europe.

Nos producteurs sont payés selon ce qu’il en coûte de produire leur lait sur le marché. La gestion de l’offre permet de garantir que l’offre de lait et de produits laitiers de qualité répond à la demande des consommateurs.


Nous sommes la voix des producteurs de lait.

Nous appuyons la gestion de l’offre parce qu’elle fonctionne!

Apprenez-en plus sur proAction


Chargement...