Huit choses que vous devriez savoir au sujet du lait et des antibiotiques

17 Novembre 2016
Mots clés connexes : antibiotiques
Catégorie :
Normes

Pouvez-vous croire que le lait canadien sur les étalages de votre magasin est exempt d’antibiotiques? Absolument! Voici huit raisons pour lesquelles vous pouvez avoir confiance :

  1. C’est la loi! Au Canada, tout le lait doit être analysé pour détecter la présence de résidus d’antibiotiques avant qu’une usine de transformation ne l’accepte. Ces tests sont sensibles : ils peuvent mesurer des parties par milliard, ce qui signifie qu’ils pourraient repérer une goutte dans une piscine ou une seconde sur une période de 32 ans! Des tests de pointe sont effectués dans les usines canadiennes de transformation de produits laitiers sous la supervision de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ou des organismes de réglementation provinciaux.
  2. Il est échantillonné, traçable et analysé! Le conducteur de camion de lait est un ‘essayeur’ de lait qualifié qui prélève un échantillon stérile du réservoir à lait de chaque ferme. L’échantillon sert à plusieurs fins, notamment à remonter à la ferme si on découvre lors des tests à l’usine que le lait d’un camion en particulier (transportant du lait de plusieurs fermes) contient des antibiotiques. Chaque année, 2,2 millions de cueillettes de lait à la ferme sont réalisées au Canada. Or, moins de 0,009 % des échantillons analysés présentent des traces d’antibiotiques. Dans les rares cas où des tests révèlent la présence d’antibiotiques dans le lait, le chargement en entier est rejeté et n’atteindra jamais le consommateur. Les producteurs responsables de l’envoi de lait contaminé perdent non seulement le revenu que leur aurait procuré ce lait, mais doivent aussi payer pour la totalité du chargement, en plus de se voir imposer des sanctions pécuniaires. Dans un très rare cas où cette situation surviendrait à plusieurs reprises, le producteur se verrait dans l’obligation de quitter l’industrie.
  3. Des périodes de retrait sécuritaires. Comme les autres êtres vivants, les vaches peuvent tomber malades. Quand cela se produit, le producteur laitier et le vétérinaire se doivent de leur administrer un traitement, lorsque celui-ci est justifié, en suivant des lignes directrices strictes concernant l’utilisation d’antibiotiques. Une vache qui reçoit un traitement antibiotique doit tout de même être traite. Il s’agit d’un besoin physiologique. Cependant, son lait est dévié vers un contenant distinct et jeté pour la durée de la période de retrait (le temps dont la vache a besoin pour métaboliser les antibiotiques). Ce lait n’est donc pas mélangé à celui des vaches en santé, qui lui, est entreposé dans un réservoir à lait réfrigéré. Cette période de retrait est approuvée par Santé Canada, qui exige souvent des périodes de retrait plus strictes et plus longues que celles imposées par plusieurs autres pays.
  4. Un accompagnement vétérinaire. Les producteurs laitiers canadiens travaillent en étroite collaboration avec les vétérinaires pour gérer la santé des bovins laitiers et prévenir les maladies. En fait, tous les producteurs laitiers canadiens doivent prouver qu’ils travaillent avec un vétérinaire avant d’obtenir le droit de vendre du lait.
  5. Des vaches laitières en santé n’ont pas besoin d’antibiotiques durant leur lactation. Au Canada, le lait de chaque vache fait l’objet de tests rigoureux visant à évaluer la santé de la vache et la qualité de son lait. Valacta et DHI réalisent en moyenne six tests par vache par année (soit plus de six millions de tests par année dans les fermes canadiennes).
  6. La prévention, c’est efficace! Les producteurs prouvent qu’ils prennent les mesures nécessaires pour éviter la contamination accidentelle du lait à la ferme en mettant en application le volet Salubrité des aliments du programme proActionMD. Ce programme est fondé sur le système d’analyse des risques aux points critiques (HACCP) et prévoit des protocoles de traitement adaptés, l’identification des animaux traités et une tenue de dossiers précise, des éléments qui contribuent tous à éviter que le lait des vaches traitées ne se retrouve dans le réservoir à lait. En cas de doute, les producteurs peuvent utiliser des tests rapides permettant de vérifier si leur lait est sain ou contaminé.
  7. L’ACIA surveille la présence d’antibiotiques et d’autres résidus chimiques dans tous les aliments et rapporte que le lait respecte les normes réglementaires quant aux résidus de produits vétérinaires.
  8. Saviez-vous que si le lait contenait des résidus d’antibiotiques, les transformateurs ne pourraient pas en faire du fromage? En effet, ces résidus empêcheraient la coagulation du lait, une étape importante du procédé de fabrication du fromage. Et il en va de même pour le yogourt!

Au Canada, il existe une seule norme de qualité supérieure pour tout le lait. Si le lait ne répond pas aux exigences de qualité et de salubrité des aliments, il ne sera pas vendu. Et puisque le lait est l’un des aliments les plus analysés pour vérifier sa salubrité, vous pouvez avoir confiance qu’il n’y a pas d’antibiotiques dans le lait et les produits laitiers qui garnissent votre réfrigérateur!

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